Ravalé sa haine et son orgeuil. Digéré l'injustice de la vie et toute la rance de la rancune. Ce n'est plus de l'amour que j'éprouve mais bel et bien de la haine. C'est triste. Et ce n'est pas le fond mais la forme qui m'embête. Pour une fois que l'automne aurait pu être un moment d'amour chaud et de bonheur dégusté. Je plane, je suis à l'ouest, j'ai peur. J'ai peur quant au devenir de l'espéce humaine. J'ai peur quant à l'horreur qu'elle peut devenir et je n'ai plus confiance en elle. A cause d'elle. Etre humble et ne pas faire preuve de mauvaise fois maladive ne sont pas des qualités. Mais des obligations, des normes d'une société, d'une réalité dans laquel nous vivons. Nous vivons avec et pas contre les individus. Ce n'est pas la guerre en Irak, peut être la Guerre Froide, qui diffuse cette odeur immonde qui me donne envie de dégueuler, de gerber, de crier. Me désobligeant et m'obligeant à ne pas dire, à ne pas faire, à me contraindre. Je m'abaisse, baissant les armes et lui baisant les pieds. Faiblesse, maturité, hypocrisie de la vie. On ne peut pas, on nous interdit. Je me contraind, trop de concessions pour une paix faible et glacée. Je ravale tout, mal de ventre. Comme si j'avais besoin de ça, comme si la vie ne m'avait pas,assez abimé et sali. Je me tais. Le silence c'est le mépris.